Une personne atteinte d'une maladie de type Alzheimer n'arrive plus vraiment à communiquer et a du mal à se repérer dans le temps et l'espace ; on dit d'elle qu'elle est désorientée. Parfois lucide, elle est surprise de cohabiter avec des inconnus dans un lieu qui n'est pas sa maison et où elle n'a pas ses repères. Souvent, elle tente d'ouvrir la porte extérieure, mais celle-ci est fermée par un code. La panique s'installe… En désirant soigner, accompagner, parfois on contraint, on enferme… De quel droit finalement ? Est-ce pour assurer la sécurité de la personne atteinte d'une maladie de type Alzheimer ou pour rassurer son entourage ? Selon quelles procédures et quelle éthique ? Ces personnes ne peuvent-elles bénéficier d'un lieu de vie ouvert et non contraint pour finir tranquillement leur vie, un lieu qui respecte leur liberté de mouvement ? Au pôle gérontolologique du CHU de Reims, l'équipe du docteur Munsch tente de faire évoluer les unités de vie qu'elle a en charge.

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