Georges Rouquier décrit la vie d’une famille aveyronnaise, dans le Rouergue, au rythme des quatre saisons. Avec les habitants de la ferme de Farrebique et des paysans de la région, il filme une sorte de poème bucolique. Ce sont les aventures d’une famille en vase clos. Mais alors que dans la nature, un lapin détale dans la neige, qu’un ver de terre se trémousse dans les sillons labourés, que les jonquilles éclatent, des choses sérieuses se passent chez les humains. Le fils aîné Roch doit rester à la ferme, le fils cadet Henry doit partir, le grand-père repousse le partage de la terre à la Saint glinglin. Il y a le manque d’argent, l’accident du travail. La fée électricité arrive, mais peut-on l’installer sans que ça coûte trop cher ? Les paysans acteurs parlent rarement. La vie continue. Le printemps revient toujours. Ce film poétique et âpre conserve toute sa richesse de document ethnologique. 

Grand prix de la critique internationale au Festival de Cannes 1946

Médaille d'or du meilleur film documentaire à la Biennale de Venise 1948


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Ce film est accessible pour un public entre 11 et 15 ans.